La pauvreté et les injustices sociales dans le monde…

Un mot, qui malgré ses huit lettres, est la plus grande cause de souffrance de ce siècle: pauvreté.

La pauvreté est douloureuse comme une maladie : elle lèse l’individu non seulement matériellement mais aussi moralement. La perte progressive de la dignité fait bientôt place à un complet désespoir.

La pauvreté, c’est quoi ?

On la voit partout, dans les rues, à la télé, sur des affiches…mais est-ce qu’on saisi pour autant l’ampleur d’un des plus grands fléaux du XXIe siècle ? Le monde continu de s’enrichir et les inégalités ne cessent de croître entre les riches et les pauvres, à l’échelle de la planète et aussi à l’échelle des sociétés. Qui aurait cru qu’en ce siècle, encore autant de personnes seraient en train de souffrir d’injustices criantes et révoltantes partout dans le monde ?

Car on parle bel et bien du même monde, un monde qui est le notre, et que l’on partage tous…mais pas de la même façon. Encore moins de façon juste et égale.

Si vous êtes en train de lire ceci, vous faites parti de la minorité qui :

  1. Est capable de lire
  2. Qui possède de l’électricité
  3. Qui possède assez d’argent pour avoir accès à un ordinateur.
  4. Un endroit pourlire ceci (soit une maison, un bureau, une bibliothèque) (normalement, les ordinateurs ne se situent pas dehors…)

Il est difficile de concevoir que le mode de vie que l’on mène est très loin d’être le même pour tous… Pourtant, cette réalité choquante et blessante est la situation de milliards d’humains sur terre. Famine, pauvreté, maladies, conditions sanitaires précaires, guerres civiles, génocides, esclavage, corruption, dictature…

Qu’est-ce que la pauvreté ?  Le manque d’argent figure dans la plupart des définitions, mais la pauvreté n’est pas seulement un manque de revenu ou de ressources.  Cela veut également dire : l’impossibilité de se soigner, de s’éduquer, de se loger, de se vêtir, de se nourrir… c’est aussi le mépris de la dignité humaine. C’est ne pas pouvoir jouir de son droit à l’éducation, à la santé ou à un logement décent. La pauvreté c’est ne pas se faire respecter,  ne pas pouvoir accéder à la vie politique,  ne pas avoir droit à sa dignité humaine. En plus d’être douloureuse, la pauvreté est sournoise.

La Déclaration universelle des droits de l’homme est une déclaration qui relate les droits humains fondamentaux auxquels tous et toutes ont droit.

En principe.

Selon la Déclaration des Droits de L’Homme :

Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. (Article 25)

Si on prend tous les articles de la Déclaration en considération, la pauvreté est une grave atteinte  aux Droits de l’homme, et à plusieurs niveaux.  La pauvreté cause plusieurs problèmes dans une société et transgresse  un bon nombre des articles, notamment ; le droit à l’éducation (article 26), le droit de participer dans la vie sociale et politique (article 21), le droit au travail et au revenu (article 23), le droit au logement et à la propriété (article 17), le droit au loisir et au repos (article 24 )….

Dans le monde d’aujourd’hui…

Dans son cocon de confort et d’opulence, il est toujours très facile d’oublier ces milliards de gens qui ne sont pas aussi fortunés que soit.  Voici quelques chiffres :

  • 2,6 milliards de personnes vivaient avec moins de 2 $US par jour en 2005, un nombre globalement inchangé depuis 1981
  • En Afrique subsaharienne, une personne sur trois souffre de malnutrition, et ce chiffre continu d’augmenter.
  • Au moins 80% de la population vit avec moins de 10$ par jours.
  • La faim et la malnutrition provoquent des souffrances humaines atroces, tuent plus de 5 millions d’enfants chaque année et coûtent aux pays en développement des milliards de dollars sous forme de perte de productivité et de revenus.
  • Un tiers de l’humanité vit dans le noir, sans accès aux combustibles, à l’électricité.
  • Un tiers de l’humanité que ne peux pas se chauffer quand elle veut, ou encore moins regarder la télé, s’instruire, faire des recherches et bénéficier de toutes les accommodations
  • 79% des populations dans les PMÀ et 74% en Afrique sub-saharienne sont privées d’accès à l’électricité
  • contre 28% en moyenne dans les pays en développement».
  • 1,2 milliard de personnes vivent dans la pauvreté extrême.
  • Tous les jours, 50 000 personnes meurent de causes reliées à la pauvreté.
  • Toutes les trois secondes, un enfant meurt de causes reliées à la pauvreté.
  • Tous les soirs, 800 millions de personnes se couchent en ayant faim.
  • 880 millions de personnes n’ont pas accès aux soins de santé élémentaires.
  • Un milliard d’enfants souffrent des effets de la pauvreté.
  • 100 millions d’enfants ne vont pas à l’école et les deux tiers sont des filles.
  • Un enfant sur trois vit dans un logement avec plus de cinq personnes par pièce, ou dont le sol est en terre battue,
  • près de 20% des enfants dans le monde ne disposent pas d’eau salubre ou se trouvent à plus de 15 minutes à pied d’un point d’eau.
  • Plus de 15% des enfants de moins de cinq ans, dans le monde en développement, souffrent de malnutrition grave.
  • 134 millions d’enfants entre 7 et 18 ans ne sont jamais allés à l’école.
  • Au début du 21 siècle, près d’un milliard de personnes n’étaient pas capable de lire ou de signer leur propre nom.
  • Un enfant meurt toutes les 3 secondes, 20 en une minute,1 200 en une heure
  • 11 millions d’enfants meurent chaque année de maladies évitables.
  • Le SIDA a fait périr les parents de 15 millions d’enfants dans le monde
  • près de 100 millions d’enfants vivent dans la rue, dans les pires conditions d’extreme pauvreté
  • sur 2,2 milliards d’enfants, 1 milliard vit dans la pauvreté
  • 1 enfant sur 3 vit dans un habitait inadéquat
  • 1 enfant sur 5 n’a pas accès à de l’eau potable
  • 1 enfant sur 7 n’a pas accès à des soins de santé
  • Sur 50 pays dans  en état de pauvreté critique, 33 se retrouvent en Afrique
  • Moins de 1% des dépenses mondiales en armements est nécessaire pour assurer l’éducation pour tous…

Les enfants affectés par la pauvreté que ce soit le plan physique, émotionnel  ou intellectuel peuvent en souffrir toute leur vie et transmettre cette pauvreté en héritage à la génération suivante. Comme un cercle vicieux, la pauvreté cause plus de pauvreté et nuit au développement d’une société saine.

Comment en sont-ils arrivés là ?

On entend souvent dire que les pays pauvres le sont car ils le méritent, car c’est la faute de leur peuple décadant, car c’est eux qui se sont mis dans cette situation, car ils ne savent pas gérer leurs richesses etc….mais la réalité est toute autre!

Il y a certes toujours eu des inégalités dans le monde, mais comment est-ce qu’elles se sont creusées si profondément ? Pourquoi les pays pauvres sont-ils pauvres ? Comment se fait-il qu’avec autant de richesses dans le monde il y a encore de la pauvreté?

L’Afrique est le contient le plus riche en terme de ressources naturelles et pourtant, c’est celui dont la population subit les plus de pauvreté. Sur 50 pays dans  en état de pauvreté critique, 33 se retrouvent en Afrique. Cherchez l’erreur dans ce tableau…

La plupart des pays en état de pauvreté aujourd’hui sont d’anciennes colonies (appartenant à la France, l’Angleterre, la Belgique, l’Hollande, l’Espagne, le Portugal….etc.) qui, après s’être faites pillées de leurs ressources et de leurs richesses, se sont faites abandonner, et laisser aux prises de gouvernements corrompus, de guerres ou de génocides.

Quand les pays colonisés ont gagné leur indépendance, les dettes contractées par leurs puissances coloniales leurs ont été léguées, en violation totale des lois internationales. Résultat: le remboursement d’une telle dette est immédiatement devenu un fardeau que les nouveaux états ne pouvaient  se permettre de payer, nuisant ainsi à leur développement en tant que nations. En «amis», les pays du Nord leurs on fait des près, seulement avec des taux d’intérêts énormes. La dette extérieure ne cesse d’augmenter, et devient de plus en plus difficile à payer. C’est cette même dette qui aujourd’hui empêche sur les pays les plus pauvres du monde de remédier à leurs problèmes.

Les pays développés ont alors pu s’infiltrer dans l’économie des pays du Sud, dictant les politiques agricoles et commerciales, privilégiant les entreprises étrangères, comme les monopôles sur l’extraction des minéraux ou l’exploitation de monoculture. Les pays pauvres n’ont pour ainsi dire jamais eu la chance de se relever de leurs problèmes. Un genre de système à été instauré, un système ou le Sud finance le Nord, où les pauvres finances les riches…

Voilà  donc le monde dans lequel nous vivons, un monde où plus de 800 millions de personnes se couchent en ayant faim tous les jours.  Un monde où toutes les 3 secondes une personne meurt de faim …Un monde ou les pays les plus pauvres se doivent de payer 25 000$ la minute à leurs créanciers du Nord.

Hypocrisie ou Utopie ?

Pourtant, réduire et éradiquer la pauvreté est une ambition à notre porté. Alors pourquoi ne le fait on pas ? Se pourrait-il que la pauvreté arrange plus de gens que l’on croit ?  Il semblerait parfois y avoir des dissonances dans les actions entreprises pour la lutte contre la pauvreté.

Pendant que de l’argent est envoyé pour aide les pays du tiers-monde à lutter contre la pauvreté, des compagnies multimillionnaires pillent et exploitent ces mêmes pays de leurs ressources naturelles et s’enrichissent pendant que l’économie des pays pauvres stagne.

Pour aider les pays à lutter contre la pauvreté, il faut de l’argent. Les pays dans le besoin empruntent de l’argent au pays développés. Seulement, il y a un détail qui n’est pas mentionné; les hauts taux d’intérêts font en sorte que ces pays se retrouvent avec une dette extérieure phénoménale, voir presque impossible à rembourser. Les efforts de développements et de lutte contre la pauvreté sont ternis par ces dettes qui planent…Résultat : les gouvernements mettent plus d’efforts dans le remboursement de leurs dettes extérieures que dans leur lutte contre la pauvreté.

La pauvreté est quelque chose qui s’est fait créer par les pays plus riches, et elle est aujourd’hui maintenue, car les dettes extérieures permettent aux pays riches de s’enrichirent d’avantage et d’exercer leur contrôle sur les pays plus pauvres les maintenant ainsi dans la pauvreté.

Pour chaque 1$ reçu en aide au développement, plus de 25$ est dépensé en but de repayer une dette extérieure. L’Afrique Sub-saharienne, l’endroit le plus pauvre de la planète, paie 25 000$ à chaque minute à ses créanciers du Nord. C’est en réalité le Sud qui finance le Nord. Avec ces 25 000$ à chque minutes, on pourrait construire des écoles, des hopitaux, des services sanitaires etc.

Cela expliquerait pourquoi la pauvreté est un problème qui persiste. Elle rend service à beaucoup plus de gens que l’on croit.

Ce dont les pays pauvres ont besoin, c’est d’une aide et d’une volonté sincère de la part des pays plus développés et non pas des supers puissances jouant les hypocrites cachant leurs intentions réelles ; faire du sous-développement quelque chose de durable, ne pas laisser d’autres puissances émerger et profiter de la déchéance et de la pauvreté des autres…

Un geste comme l’anulation des dettes extérieures constiturait un grand pas dans la lutte contre la pauvreté.

Des priorités qui en disent long….

Le G8, regroupant les nations les plus riches et développées de monde, se veut pleins de bonnes intentions. Ils entendent faire de la lutte contre la pauvreté une priorité. C’est pour eux une obligation morale et politique, qui englobe dégager les frais nécessaire pour réalisés ce projet de développement. Seulement, l’argent investit n’est pas du tout à la hauteur des demandes des citoyens du monde en ayant besoin.

Cette négligence de la part de la majorité des pays expliquerait sans doute pourquoi la situation précaire au sien des pays les plus pauvres ne fait que stagner, et également pourquoi pas plus d’efforts sont faits pour venir en aide à ses pays.

Il ne faut pas que de l’argent et des idées pour aider les pays sous-développé. Ce qu’il manque réellement à la lutte contre la pauvreté est une volonté honnête d’aider.

Voici quelques unes des dépenses mondiales de 1998 (à noter que maintenant en 2010, ces dépenses n’on fait qu’augmentés)


Voici ce qu’il faudrait investir afin que tous puissent bénéficier à l’accès aux services de bases dans les pays en voie de développement.


Il y a évidemment des grands décideurs dans ce monde, pour qui la pauvreté ne figure pas sur la liste des priorités.

Objectifs du millénaire…trop ambitieux ou réalisables ?

Les OMD, (ou Objectifs du Millénaire pour le développement) sont une série de 8 objectifs que les États membres de l’ONU se sont fixés d’atteindre d’ici 2015. Cette déclaration fut signée en 2000. Les objectifs sont :

1)      Réduire l’extrême pauvreté et la faim.

2)      Assurer l’éducation primaire pour tous.

3)      Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes

4)      Réduire la mortalité infantile

5)      Améliorer la santé maternelle.

6)      Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies.

7)      Assurer un environnement humain durable.

8)      Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

Ce sont des objectifs nobles, et dont la planète et des milliards de gens bénéficierait beaucoup. Si les pays membres s’y mettent sérieusement, les OMD pourront se voir réaliser. Mais pour cela il faut beaucoup de bonne volonté et beaucoup d’aide.

Selon Kofi Annan, ex-secrétaire général des Nations unies :

« Le montant total de l’investissement supplémentaire qu’il faudrait consentir pour assurer à tous l’accès aux services sociaux de base – instruction, santé, nutrition, santé en matière de procréation, planification familiale, eau salubre et assainissement – est estimé à quelque 40 milliards de dollars par an. C’est moins que ce que les Européens dépensent en cigarettes et cela représente un dixième du commerce mondial de stupéfiants. C’est aussi trois fois moins que le montant des dépenses militaires des pays non industrialisés. »

« Si on a pu réunir plus de 3000 milliards de dollars pour relancer l’économie chancelante des États-Unis, on peut bien trouver les 1000 milliards dont ont besoin les pays les plus pauvres de la planète.» clame la vice secrétaire générale de l’ONU, Asha-Rose Migir

Il n’y donc aucune raison que ces objectifs ne soient pas atteints, surtout dans un espace de 15 ans. Ce sont des objectifs réalisables, et non pas un rêve utopique.

Et maintenant?

Que faudrait-t-il faire alors? Laisser les pays plus riches gérer les pays plus pauvres ? Adopté une politique d’assistanat? Faire de l’ingérence ?

L’idéal serait de mettre en œuvre des stratégies permettant aux pays de se prendre eux même en charge, sans que les plus fortunés aient à intervenir.

« Si l’on envisage la lutte contre la pauvreté comme une obligation liée aux droits de l’homme, la planète aura plus de chances d’abolir ce fléau au cours des prochaines décennies… L’éradication de la pauvreté est un objectif réalisable». Louise Arbour, haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme. Les gouvernements et ceux qui occupent une position d’autorité et de pouvoir peuvent et doivent s’attaquer à ce problème.

« L’éradication des pires aspects de la pauvreté ne constitue pas seulement un impératif moral, » a déclaré Carol Bellamy, Directrice générale de l’UNICEF. « C’est une possibilité concrète et à notre portée […]»

La lutte pour le respect des droits de l’homme, y compris la lutte contre la pauvreté, est un devoir, et non une simple aspiration. De l’argent, il n’en faut pas tant que ça pour combattre la pauvreté, ce qu’il faut vraiment c’est une volonté sincère d’aider.

Un geste concret serait l’anulation de la dette extérieures des pays très endétés. Shirin Ebadi récipiendaire du prix Nobel de 2003 propose  un système d’aide conditionnelle. Il s’agirait de fournir une aide proportionnelle aux pays faisant de réels progrès dans leur lutte contre la pauvreté. Elle propose aussi d’effacer les dettes extérieures des pays acceptant de dissoudre leur armée.

Si j’ai appris quelque chose en faisant ce projet autonome, c’est que les véritables causes de la pauvreté viennent d’une orchestration des pays riches pour exploiter les plus pauvres, et ce de l’époque coloniale à aujourd’hui. C’est en fait les pays développés pillent la planète; un saccage qui menace ses capacités à soutenir la vie et accroît toujours plus la pauvreté.

J’ai aussi compris qu’il n’est pas impossible de rendre le monde meilleur pour tous. Il y a encore de l’espoir, et j’espère voir le jour ou nous pourrons dire que le notre Terre est un endroit juste, une communauté internationale ou tous travaillent dans le but d’un meilleur lendemain.

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